Le PNUD préconise des compensations pour stopper la grippe aviaire

Publié le par Jean Marc

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1 mars 2006 - PANAPRESS
L'Afrique devrait peut-être adopter un programme de dédommagement susceptible d'encourager les éleveurs de volailles à présenter leurs animaux à la vaccination ou à l'abattage, permettant ainsi de mettre un terme à la propagation de la contamination par le virus H5N1, vecteur de la grippe aviaire, a-t-on appris mercredi, à Addis-Abeba, d'un haut responsable des Nations unies.

Gilbert Fossoun Houngbo, administrateur assistant du Programme de développement des Nations unies (PNUD), a affirmé que "cette incitation pourrait aller au-delà des prix du marché. Je ne sais pas exactement comment nous allons nous y prendre. C'est une question difficile... [mais] il nous faut un mécanisme dans lequel tous les concernés pourront puiser pour trouver une solution à la situation".

En l'absence de compensation financière, il existe des craintes de voir les éleveurs de volaille refuser de signaler toute apparition de la maladie et vendre des oiseaux infectés.

S'adressant à des journalistes au début de sa visite officielle d'un jour en Ethiopie, M. Houngbo a félicité les autorités du Nigeria pour avoir très bien réagi et pris des mesures énergiques dès l'apparition du virus mortel de la grippe aviaire dans ce pays de l'Afrique de l'Ouest.

Il a ensuite affirmé qu'à l'heure actuelle, une équipe d'experts, placés sous l'autorité conjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est en tournée dans plusieurs pays de la région afin de faire le point sur les plans d'urgence mis en place par les gouvernements dans le but de prévenir la crise.

L'équipe s'est déjà rendue au Bénin et au Niger et elle va poursuivre sa mission au Cameroun et au Tchad, a affirmé M. Houngbo, qui est également directeur du Bureau régional du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour l'Afrique.

Alors que l'épizootie de la grippe aviaire continue de se propager au Nigeria, essentiellement en raison des mouvements et de la commercialisation des volailles, la FAO met en garde contre le risque d'une catastrophe régionale.

En ce qui concerne la situation au Nigeria, a indiqué M. Houngbo, "il y a eu une très bonne réaction de la communauté internationale des donateurs" pour ce qui est de la mobilisation des crédits, des vaccins et autres produits essentiels.

La FAO et l'OMS, en collaboration avec le Bureau interafricain de l'Union africaine pour les Ressources animales, aident le gouvernement à faire l'évaluation de la situation et à définir les stratégies appropriées à mettre en oeuvre pour stopper la propagation de l'épizootie.

En outre, la FAO a alloué un million de dollars US environ pour financer les activités de surveillance et de lutte contre l'infection dans les pays suivants: Nigeria, Niger, Algérie, Mauritanie, Egypte, Tunisie, Tchad, Bénin, Togo, Ghana, Côte d'Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Sénégal, Burkina Faso, Liberia, Sierra Leone, Gambie, Mali et Cameroun.

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