Collecte d'information sur la grippe aviaire en Afrique 5

Publié le par Jean Marc

Dimanche 03 Septembre 2006

H5N1 sur des volailles domestiques en EGYPTE.

Un nouveau foyer du virus H5N1 vient d'être annoncé dans une ferme élevant de la volaille en Egypte méridionale.

Ce nouveau cas est situé dans le village d'Al-Rakakna, dans la province de Sohag à environ 490 kilomètres du sud du Caire. 

Toute la volaille de la ferme a été abattue et les tests actuellement en cours devront vérifier qu'aucun cas humains n'a été occasionné par ce foyer.

Source  

Voici la localisation du chef lieu de la province, le village n'est pas encore trouvé pour le moment.

 
Mardi 18 Juillet 2006

Le commerce et l'importation d'animaux en AFRIQUE seraient la cause de la continuité de la grippe aviaire sur ce continent.

Voici un extrait de l'Interview de Joseph Domenech, chef du service de santé animale du Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture pour le site afrik.com.

Afrik : Comment expliquez-vous que la maladie se propage ?


Joseph Domenech :

Nous avons deux hypothèses. L’introduction d’animaux vivants non déclarés et le commerce de ces animaux.

Le Burkina a, par exemple, de très nombreux échanges avec la Côte d’Ivoire. Toutefois, au Nord du Cameroun, ce sont des oiseaux sauvages (des canards) qui ont été infectés, donc nous ne sommes pas sûrs. Au Nigeria, le séquençage du virus a montré qu’il y avait plusieurs souches différentes venant d’Asie au cours du même mois. Cela renforcerait l’idée de l’introduction de la maladie par la faune et le commerce. En Afrique de l’Est, on pense au commerce important avec la Turquie, par exemple. En Egypte et à Djibouti, il s’agirait d’une contamination via le commerce. Mais en l’absence d’enquête sur la faune sauvage, il est difficile de déterminer les causes pour Djibouti et le Soudan. Mais il faut continuer à travailler et notamment regarder ce qui se passe en Europe avec la fin de la migration.

Afrik : Pensez-vous que les autorités des pays africains soient transparentes quant à l’évolution de la maladie ?


Joseph Domenech :

En général, elles sont transparentes car les services vétérinaires savent qu’on peut pas cacher cette maladie.

Le problème ne se situe pas vraiment au niveau de la transparence, mais de la capacité à vite déceler la maladie, à faire le diagnostique rapidement,... et tout cela prend du temps en Afrique. La couverture sanitaire n’est pas optimum, mais c’est lié au sous-développement.

source

 
Lundi 10 Juillet 2006

La grippe aviaire est toujours une menace importante en AFRIQUE.

L'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) rappelle dans un communiqué du 10 juillet que l'influenza menace toujours en Afrique, alors que le danger a été écarté en Europe de l'Ouest et dans une grande partie de l'Asie du Sud-Est, à l'exception de l'Indonésie.


Le sous-directeur général de la FAO David Harcharik a déclaré, lors d'une réunion du conseil économique et social des Nations Unies que la grippe aviaire « représente toujours une menace », rappelant qu'elle est toujours une source de préoccupation en Indonésie et en Afrique.

Il a également évoqué les difficultés en ce qui concerne les mesures de lutte : l'abattage, l'indemnisation des paysans et le contrôle des mouvements d'animaux dans les pays africains.

David Harcharik a affirmé ensuite qu'il était « impératif d'agir rapidement de manière décisive pour stopper l'influenza aviaire hautement pathogène là où elle se trouve ».

Note ryback: L'abattage, l'indemnisation et la surveillance des déplacements (ventes, marchés) des volatiles sont les clés pour fixer le virus aux endroits où il se trouve actuellement.

source: terre.net

 

 
Jeudi 06 Juillet 2006

Liens entre les souches du NIGERIA et les tests des oiseaux migrateurs.

Concernant les dernières informations concernant les souches présentes au NIGERIA, il s’agit de trois souches distinctes, même si elles sont génétiquement proches, expliquent aujourd’hui les chercheurs dans la revue Nature.

Elles s’apparentent aux virus trouvés à Qinghai, près du Tibet, en Europe, en Asie centrale ou en Egypte.

En revanche ces virus ne sont pas originaires de l’Asie du Sud-Est, selon ces analyses.

Les chercheurs en concluent que le H5N1 a été introduit plusieurs fois au Nigeria, par le commerce –comme cela a été suspecté dès le départ- ou par des oiseaux sauvages.

Si cette hypothèse se confirmait, il serait encore plus difficile de contrôler la propagation du virus sur le continent africain. Les études de terrain menées l’hiver dernier n’ont cependant pas permis de détecter la présence du H5N1 chez les migrateurs en Afrique.

source complète de cet article: nouvelobs

Note ryback: Concernant l'absence du virus sur les oiseaux migrateurs, je me permet d'attirer votre attention sur les éléments suivants qui ont fait l'objet d'un article sur le blog. Nous savons que les derniers tests pratiqués en AFRIQUE cette année ont montré des résultats négatifs mais nous apprenons ici que ces tests, grace à des nouvelles informations, peuvent avoir été induits en erreur car ils se basaient uniquement sur des analyses cloacales.  Donc, attendons de voir ce que les futurs tests donneront comme résultat en SEPTEMBRE 2006 avant d'être certains que tout va bien. (article concernant ces infos ici)

 
Mercredi 05 Juillet 2006

l' OIE s'implante au MALI.

L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) vient d’inaugurer sa première représentation en Afrique afin d’harmoniser les méthodes de lutte contre la grippe aviaire qui constitue une menace sérieuse pour les moyens de subsistance et la santé en Afrique.

Après l’ouverture de la représentation de l’OIE en juin, le Dr. Samba Sidibé, représentant régional de l’OIE a indiqué que le continent est particulièrement exposé à la menace du virus mortel H5N1 de la grippe aviaire.

« La grippe aviaire représente une menace sérieuse au développement des filières agricoles et, partant, à la lutte contre la pauvreté », a déclaré le Dr. Sidibé, avant d’ajouter que le manque de financement empêche souvent la mise en œuvre de projets de lutte contre les maladies animales telles que le grippe aviaire.


Le nouveau centre est la seule représentation régionale de l’OIE en Afrique. L’OIE entend ainsi contribuer à l’amélioration de la qualité des informations concernant les maladies animales et protéger le commerce international en fournissant, entre autres, des directives sanitaires pour le commerce mondial des animaux.

Note ryback: Le travail à la base est un des moyens, qui à mon sens, est le plus payant. La surveillance presque en "live" a le mérite de pouvoir prendre des mesures très rapidement et de ce fait de diminuer l'impact économique et psychologique d'une crise aviaire.

source: IRIN

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