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Un Système d’Information Géographique (SIG) est l’ensemble des matériels, des logiciels, des données, des personnes, et des compétences mises en place pour analyser un territoire. Le présent document se limitera à un survol des principaux outils logiciels libres existants, et à une présentation des importantes ressources disponibles en la matière sur Internet, tant du point de vue des données que des ressources pour une exploitation pédagogique.. On constate en effet un intérêt croissant dans l’Éducation Nationale envers les SIG pour l’enseignement de la Géographie mais aussi en Histoire (les SIG sont mentionnés dans les programmes, par exemple ici (milieu du document, « mise en oeuvre du programme »). Le coût prohibitif des logiciels commerciaux est un obstacle à la généralisation des usages de ce type d’outil, or des SIG libres existent qui présentent des fonctionnalités tout à fait satisfaisantes pour le lycée voire au delà. Ce document a pour but d’aider et de renseigner toute personne s’intéressant aux SIG libres. Il ne prétend pas former l’utilisateur à l’utilisation des SIG ni à en dresser une liste exhaustive, mais il peut être considéré comme un point de départ. Rappels et terminologieL’offre en matière de SIG Open Source est assez large, et se côtoient des projets très simples et des outils relativement puissants. Cependant, d’une manière générale, ces logiciels manquent pour la plupart (mais à différents niveaux) d’un certain nombre d’éléments :
Pour ceux qui découvrent les Systèmes d’Information Géographique, il est bon de connaître quelques définitions. Pour stocker les données et les cartes, il existe principalement 2 formats : le format vectoriel et le format raster. Petit glossaire :
1 - GMT, Generic Mapping Tools
Les outils GMT, The Generic Mapping Tools, sont des outils en mode texte permettant de travailler sur des cartes de types raster. Une interface graphique, iGMt, permet aux utilisateurs d’appréhender ces outils de façon moins austère. C’est une collection d’une soixantaine d’outils Unix permettant à l’utilisateur de manipuler des ensembles de données en (x, y) et en (x, y, z). Les opérations disponibles sont le filtrage, adaptation de tendance, maillage, projection... Les résultats sont obtenus sous la forme de fichier EPS (Encapsulated PostScript File) et vont du simple tracé 2D jusqu’aux cartes de contours artificiellement éclairée en passant par des perspectives 3D 24 bits. Les GMT supportent 25 types de projections de carte et peuvent aussi utiliser des échelles linéaires, logarithmique, etc. Aucun support des cartes vectorielles n’existe avec ces outils. On peut également noter la possibilité d’insérer du texte au sein des images produites assez facilement. Il est possible de trouver des exemples de sortie des GMT sur le site officiel dans la catégorie portant ce nom, en voici un exemple :
2 - Grass
L’acronyme GRASS signifie Geographic Resources Analysis Support System ; ce logiciel semble être le plus complet parmi ceux dont nous traitons dans ce document. Il peut être manipulé à travers une interface en tcl/tk mais également entièrement en ligne de commande. GRASS est principalement orienté raster, il propose de nombreux traitements sur ce type de cartes mais beaucoup moins pour les cartes vectorielles ou sites. Initialement crée par l’armée américaine il est sous licence GPL et est largement utilisé. La version actuelle est la version 5.0, la prochaine version devrait apporter de grandes améliorations pour le support des cartes vectorielles et pour l’interface avec les bases de données (notamment POSTGRES). Voici un aperçu rapide issu de la documentation officielle de GRASS :
GRASS propose de plus un certain nombre de fonctionnalités comme la possibilité de zoomer, de colorier les cartes, d’effectuer des traitements sur les images (détection de bords, détection de forme, transformée de Fourier..., la possibilité de se connecter à des bases de données et de sortir les cartes en format images (png entre autres) | |
3 - MapIt !
MapIt ! est une application web destinée à tourner du côté serveur qui manipule des cartes Raster. Elle permet d’afficher des cartes en y faisant figurer des points intéressants. C’est une application assez simple à mettre en oeuvre. Elle est de plus améliorable et personnalisable dans le sens où elle est écrite en Python, qui est un langage très abordable. Elle peut tourner en tant que simple script CGI ou Fast CGI. La création de cartes est simple et très rapide : il suffit de disposer d’images à différentes résolutions d’une zone à représenter (si l’on veut pouvoir zoomer) et d’éditer un fichier texte pour indiquer les coordonnées des marqueurs (pour lesquels on fournit également une illustration). MapIt !, l’application idéale si l’on a pas besoin d’effectuer de traitements ou d’analyse sur les données mais que l’on veut simplement présenter des informations aux utilisateurs. 4 - Map Server
MapServer est un ensemble d’outils pour développer des applications web SIG. Il est basé sur un programme CGI capable de générer des cartes à la volée pour répondre à de nombreux types de requêtes. Des outils annexes permettent de générer des graphiques, des titres, et des légendes. Cependant, la documentation de cette application est très succincte et l’utilisateur semble condamné à devoir se plonger dans les sources pour pouvoir pleinement utiliser cette application. MapServer, né dans l’université américaine du Minnesota, autorise la publication de données et propose un ensemble de fonctions dignes des meilleurs outils payants : navigation, requêtes, mais aussi mise à jour à distance. Pour se rendre compte de l’étendue des possibilités offertes par MapServer, un tour sur le site officiel ci dessus sera certainement plus convaincant que toute capture d’écran. ConclusionL’offre en matière de SIG libres est assez vaste et bien qu’elle souffre de quelques défauts, elle continue d’évoluer. On ne trouve pas d’équivalent aux grands produits commerciaux mais l’utilisateur désirant s’investir un minimum aura à sa disposition des outils satisfaisants (surtout pour les cartes de types RASTER). La communauté des utilisateurs est très active et la plupart des projets disposent de leur propre liste de diffusion. La question des données pour les SIG demeure cependant ouverte, la plupart des données disponibles sur Internet reposant sous des licences propriétaires extrèmement restrictives. Aller plus loin avec les SIG
RemerciementsCe texte est une adaptation d’un document rédigé et aimablement fourni par Sylvain Trias (bozo AT nobodix DOT org). par Yves Potin
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source : GnuLinux & pédagogique
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Les interfaces graphiques sont peu soignées, certains projets n’en disposant tout simplement pas. 




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