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Samedi 3 mai 2008

Des politiques myopes - et certains programmes

 d'appui aux propriétaires de bétail -

contribuent à la dégradation des terres




Sous l'effet de l'accroissement vertigineux de la demande de protéines animales de grande valeur le secteur de l'élevage subit d'importantes transformations partout dans le monde, allant de l'emploi des déchets disponibles et des produits en excès à la recherche "sauvage" de nouvelles ressources. Ceci fait craindre que la dégradation de l'environnement, souvent associée à la production animale, ne s'intensifie.

Le Service de la production animale du Département de l'agriculture a collaboré récemment à une étude à l'échelle mondiale visant à trouver des moyens d'aider le secteur de l'élevage à satisfaire la demande future tout en protégeant la base de ressources naturelles. Destinée aux décideurs et aux techniciens, cette étude fait ressortir que si, à cause de la production animale, les forêts se réduisent, les fleuves sont pollués ou les sols sont surchargés de nitrates, les animaux eux-mêmes ne sont pas coupables: "Le bétail ne détruit pas l'environnement - les êtres humains oui. L'ignorance, l'indifférence et des politiques qui orientent à faux l'utilisation des ressources sont responsables de la dégradation de l'environnement. Les propriétaires de bétail, en particulier dans les pays en développement, ont souvent très peu d'options. Il appartient aux décideurs de faire en sorte que ces options ne soient pas nuisibles à l'environnement". L'étude a analysé plusieurs "points sensibles" de l'environnement où les interactions élevage-environnement sont particulièrement préoccupantes.

Le bétail sur les pâturages. Environ 60 % des terres agricoles du monde servent pour le pacage de quelque 360 millions de bovins et plus de 600 millions d'ovins et de caprins. Le pacage assure environ 10 % de la production mondiale de viande de boeuf et à peu près 30 % de celle de viande ovine et caprine. Pour quelque 100 millions d'habitants dans les zones arides - et probablement autant dans d'autres zones, le pacage est le seul moyen de gagner son pain.

Le grand avantage du pacage est qu'il convertit en produits utiles des ressources qui autrement seraient perdues. Dans ce processus, les animaux qui paissent jouent un rôle positif pour l'environnement: ils améliorent la diversité des herbes en dispersant les semences, et brisent la croûte du sol. C'est pourquoi les parcours arides sont un écosystème dynamique et très résilient, à condition que la capacité de charge de la terre en hommes et en animaux ne soit pas dépassée. En réalité, l'aptitude à se régénérer après la sécheresse est l'un des grands indicateurs de la durabilité environnementale et sociale à long terme dans les zones de pâturages arides.

Aujourd'hui, une grande partie des pâturages du monde - en particulier dans les régions semi-arides et subhumides - est menacée de dégradation. Sous l'effet de la pression démographique et des politiques qui favorisent les cultures marginales, une grande partie des meilleurs pâturages est convertie à l'agriculture, bien que le sol ne s'y prête pas. Quand, après quelques années, la terre est épuisée et laissée en friche, elle ne redevient pas un bon pâturage. En outre, ce n'est qu'en faisant paître leurs troupeaux d'un pâturage à l'autre que les pasteurs tirent le meilleur parti des ressources. Les cultures réduisent la superficie des pâturages et, qui plus est, peuvent limiter les déplacements d'un pâturage à l'autre. Quand les animaux restent trop longtemps au même endroit, la dégradation des terres est inévitable.

  Le présent article s'appuie sur une étude du Service de la production animale du Département de l'agriculture et d'autres organisations internationales et bilatérales. L'étude est disponible en ligne en deux documents séparés: Livestock-environment interactions, à l'usage principalement des décideurs et Livestock and the environment, à l'usage des techniciens travaillant dans les domaines de l'agriculture, de la production animale et de l'environnement
   

Des politiques de développement myopes, en particulier les programmes d'appui aux propriétaires de bétail, contribuent à cette dégradation croissante. Par exemple, le développement des points d'eau perturbe l'écosystème en favorisant outre mesure la concentration de population animale et humaine. En fournissant des céréales fourragères en période de sécheresse, on soutient la densité animale au moment même où elle devrait être réduite pour permettre à la végétation de se régénérer. Les politiques qui empêchent les éleveurs de bétail de posséder la terre qu'ils utilisent peuvent aussi être très nuisibles: les agriculteurs sont naturellement peu disposés à améliorer la terre à moins qu'ils ne soient certains d'en tirer des avantages. Le déclin des régimes coutumiers a désorganisé ce qui était autrefois un système très réglementé qui aidait à maintenir un équilibre durable entre le bétail et l'environnement.

Les principaux utilisateurs des terres devraient avoir davantage voix au chapitre et plus de responsabilités au plan de la gestion. Cela encouragerait la conservation des ressources naturelles et réglementerait l'accès. D'ordinaire, cela exige des mesures politiques/institutionnelles d'appui, par exemple augmenter le coût du pacage sur les parcours pour encourager les propriétaires à vendre leurs animaux à un plus jeune âge, faire payer des prix réalistes pour les services de santé animale et de distribution d'eau et introduire, le cas échéant, le droit à posséder de la terre en propre.

Un autre "point sensible" de l'environnement lié au pacage est la déforestation. Depuis 1950, quelque deux millions de kilomètres carrés de forêt ombrophile et leur biodiversité, ont été perdus, l'élevage en ranchs étant le principal coupable, en particulier en Amérique latine. Mais, là encore, les causes profondes sont complexes, et découlent souvent davantage des choix erronés des décideurs que de la production animale elle-même. Il s'agit notamment du crédit subventionné et d'autres avantages fiscaux qui ont favorisé le développement des ranchs, et de la spéculation foncière liée à la construction des routes et aux plans de colonisation financés par les gouvernements (dans de nombreux pays, il faut prouver que l'on cultive la terre avant de pouvoir se faire enregistrer comme propriétaire).

Bon nombre de ces incitations inadéquates ont maintenant été supprimées. De plus en plus, l'utilisation des terres est régie par la demande effective d'aliments, l'élevage en ranchs étant introduit une fois que la fertilité des sols est épuisée par les cultures. L'intensification, par le biais d'une association incitations fiscales (par exemple impôts fonciers) et recherche et vulgarisation, sera la principale stratégie pour réduire la déforestation.

Le bétail sur les terres cultivées. Une grande partie de l'agriculture mondiale est une association cultures-élevage, qui occupe environ 2,5 milliards d'hectares de terre. Important non seulement pour la viande, le lait et les peaux, le bétail fournit aussi la puissance de traction pour cultiver plus de 25 % des terres arables de la planète. Dans le monde entier, les effectifs animaux augmentent, mais c'est dans les régions humides et subhumides que la croissance est la plus rapide. Ce sont les systèmes agricoles mixtes irrigués, en particulier dans les régions humides de l'Asie, qui ont enregistré les plus fortes hausses de productivité.

L'agriculture mixte utilise très efficacement les ressources naturelles. On nourrit les animaux avec les résidus de récolte et on fertilise le sol avec du fumier de ferme. En élevant du bétail, les agriculteurs ajoutent de la valeur aux aliments "pauvres" ou en surplus, utilisent la main-d'oeuvre plus efficacement et diversifient les risques. Avec l'adjonction de fumier dans les champs, non seulement les nutriments sont recyclés mais la structure du sol s'améliore et par conséquent réduit l'érosion. On reconnaît plus rarement que la diversification de l'utilisation des terres profite aussi à la biodiversité: les arbres fourragers et les étendues herbeuses fournissent un habitat à de nombreuses espèces, en particulier de la micro-flore et la micro-faune.

Des droits à l'importation élevés
visant à protéger la production
céréalière intérieure encouragent les
agriculteurs à cultiver des terres marginales qui
étaient réservées au pacage
  
 

Mais l'équilibre délicat entre cultures et élevage peut être aisément perturbé. Dans de nombreuses régions montagneuses tropicales, l'expansion démographique fragmente les superficies des exploitations agricoles à tel point que les systèmes agricoles mixtes s'écroulent. Le bétail - souvent de gros ruminants - ne peut plus être entretenu à la ferme, privant ainsi la famille de la traction animale et le sol de nutriments recyclés. Une solution consiste à faciliter l'accès aux intrants extérieurs tels que fourrage et engrais, pour maintenir l'équilibre nutritif.

Dans d'autres secteurs, des préjugés contre la production végétale empêchent l'intégration des cultures et de l'élevage. De nombreux pays, par exemple au Proche-Orient, imposent des droits à l'importation élevés pour protéger la production céréalière intérieure, ce qui encourage les agriculteurs à cultiver des terres marginales qui étaient réservées au pacage. Les engrais minéraux et le carburant bon marché subventionnés remplacent le fumier de ferme et la traction animale, alors que du fourrage peu coûteux, en Asie du Sud-Est, a favorisé la production animale industrielle.

Supprimer les subventions au fourrage, aux engrais et à la mécanisation encouragerait à utiliser du fourrage produit sur place, la traction animale et du fumier de ferme. Même dans les pays développés où l'agriculture mixte est plus intensive et, par conséquent, risque davantage de souffrir d'un excès que d'un manque de nutriments, la suppression des subventions aux fourrages et aux engrais aiderait à atténuer les dommages causés à l'environnement.

Taux de croissance de la production animale, 1990-95 (%)
Produit Pays en développement Pays développés
Viande de ruminant +4.3    -2.0   
Porc +8.5    -1.2   
Volaille +12.1    +1.9   
Lait +3.4    -1.9   
Oeufs +9.4    -1.5   

Production animale industrielle. Ce sous-secteur de la production se développe plus rapidement que tous les autres, assurant plus de la moitié de la production de viande de porc et de volaille du monde, un dixième de la viande de boeuf et de mouton et plus des deux-tiers de la production d'oeufs. Globalement, le pourcentage de viande produite industriellement a augmenté, passant de 37 % en 1991-93 à 43 % en 1996.

La production industrielle peut créer de très gros problèmes de pollution car elle apporte de grandes quantités de nutriments sous la forme d'aliments concentrés pour animaux, puis se débarrasse des déchets sur les terres voisines. Il s'ensuit que les sols et les eaux souterraines sont pollués. Cette tendance est encouragée principalement par la médiocrité de l'infrastructure et l'insuffisance des réglementations. Là où les routes sont inadéquates et les coûts de transport élevés, les usines sont habituellement installées près des centres urbains. Cela s'est produit en Asie, où la production animale industrielle s'est développée très rapidement et où une réglementation insuffisante aggrave les risques pour la santé.

Il s'agit d'obtenir de meilleurs rendements sans pour autant concentrer excessivement le bétail. En améliorant les transports et l'entreposage, il est possible de transférer les unités de production animale plus près des sources d'aliments pour les animaux, par exemple près des zones rurales, permettant aux déchets non seulement d'être absorbés, mais aussi réutilisés sous forme de nutriments. Rétablir ce lien aiderait aussi à réduire l'épuisement des nutriments dans les sols dû à la production fourragère.

Enfin, le bétail et les déchets de l'élevage émettent des gaz. Certains, comme l'ammoniac, restent localisés, mais d'autres, notamment le dioxyde de carbone, le méthane et les oxydes nitreux, affectent l'atmosphère de toute la planète en contribuant au réchauffement global. Par ailleurs, la tendance à pratiquer l'élevage intensif des porcins et des volailles a aidé à stabiliser les émissions de gaz des animaux (les porcins et les volailles ne produisent pas de grandes quantités de méthane comme le font les ruminants) et des solutions techniques existent pour limiter les émissions de ces gaz de serre, en particulier les oxydes nitreux et le méthane. Par exemple, le méthane peut être récupéré dans les lagunes et utilisé directement comme combustible ou pour produire de l'électricité.

Une tâche difficile pour les décideurs. Les interactions élevage-environnement sont nombreuses et complexes - une tâche difficile attend les décideurs pour lesquels les facteurs socio-économiques risquent d'être beaucoup plus pressants et délicats du point de vue politique. Placer l'environnement au centre des préoccupations ne signifie pas que seuls comptent les objectifs liés à la protection de l'environnement. Au contraire, ces objectifs ne peuvent être atteints que s'ils sont accompagnés de politiques économiques rationnelles.

Des mesures qui n'affrontent que les effets superficiels des dégâts à l'environnement ne seront jamais aussi efficaces qu'une politique qui s'attaque aux causes profondes. Le noeud du problème est que ceux qui profitent de l'exploitation excessive et de la dégradation de l'environnement ne paient pas les pots cassés. Ceux qui protègent les ressources naturelles, ou qui paient le coût de la conservation, ne tirent guère parti des avantages qui en découlent.

Comment renverser cette tendance? On pourrait faire en sorte que le prix des produits d'origine animale ne soit pas subventionné arbitrairement, en ignorant les coûts pour l'environnement. Cette tâche difficile incombera aux décideurs qui, en réduisant les subventions et en imposant des taxes et règlements, peuvent encourager l'emploi de techniques de production animale respectueuses de l'environnement. Ils devront affronter de puissants groupes d'intérêt, les moins difficiles n'étant pas les associations de consommateurs qui pourraient bien rechigner à payer davantage les produits animaux. Les stratégies varieront selon le stade de développement du pays. On ne peut s'attendre à ce que des pays à revenu plus faible, pour lesquels accroître la production vivrière est la priorité absolue, imposent les mêmes règlements et les mêmes taxes que les pays plus riches. Là encore, s'il était mieux informé, le public se sentirait davantage concerné par les problèmes d'environnement.

La technologie pourrait faire énormément pour accroître la production animale, tout en réduisant l'utilisation des ressources naturelles par unité de produit. Ce qui est nécessaire, c'est la volonté de sauvegarder la base de ressources naturelles, et d'introduire ensuite les politiques et institutions nécessaires qui favoriseront l'adoption des technologies.

Les possibilités d'exploiter l'immense potentiel de développement offert par l'élevage, tout en minimisant néanmoins les dégâts à l'environnement, sont nombreuses. Sensibilisation, volonté politique et empressement à agir augmentent parmi tous les protagonistes et devraient contribuer à ce que les problèmes ne soient plus ignorés mais affrontés efficacement.

 

 



LIVESTOCK'S LONG SHADOW L'élevage de longue date de l'ombre

environmental issues and options les questions environnementales et les options



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Vendredi 25 avril 2008

Semaine d’échange

et de formation

1re Université

francophone de Dakar

en Promotion de la Santé

Dakar, Sénégal

du 26 au 31 octobre 2008

Lien

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Samedi 13 octobre 2007

Albert Arnold Gore, Jr., plus connu sous le nom d'Al Gore, est un homme politique et homme d'affaire américain né le 31 mars 1948 à Washington (États-Unis). Il a été membre de la Chambre des représentants de 1977 à 1985, sénateur du Tennessee de 1985 à 1993 et vice-président de Bill Clinton de 1993 à 2001.

Il a été le représentant des démocrates à l'élection présidentielle de 2000 qu'il a perdue face au candidat républicain George Bush suite à une décision de la Cour suprême.

En 2007, il a été co-lauréat avec le GIEC du Prix Nobel de la paix pour « avoir éveillé les consciences sur les risques que représentent les changements climatiques ».

Al Gore en 1994.

Al Gore est né le 31 mars 1948 à Washington. Son père, Albert Arnold Gore Sr., fut sénateur du Tennessee de 1952 à 1970. Il étudie au prestigieux collège St. Albans avant d'intégrer Harvard, dont il sort diplômé en juin 1969 avec un Bachelor of Art (équivalent d'une licence). Bien qu'opposé à la guerre du Viêt Nam, il s'engage dans l'armée le 7 août de la même année pour y participer. Il est envoyé au Viêt Nam en 1971, après avoir subi un entraînement de journaliste militaire. Après son retour, il devient reporter au Tennessean et suit parallèlement des études de droit.

À la Vice-Présidence, il est considéré par les historiens comme l'un des Vice-Présidents les plus influents et les plus actifs de l'Histoire américaine. Une des principales réformes dues à Al Gore est celle de la réforme de l'État (National Performance Review), laquelle a conduit à la simplification et à la réduction des codes administratifs, ainsi qu'à la lutte contre les fraudes au sein de l'administration fédérale.

Al Gore contribue aussi nettement à l'adoption par la Chambre des Représentants de l'accord de libre-échange sur l'ALENA. Lors d'un débat télévisé contre Ross Perot en 1993, il convainc l'opinion du bien fondé de l'accord, et pousse les Représentants à approuver la loi par 234 voix contre 200.

Al Gore a aussi nettement permis le développement d'Internet, par le biais de programmes dans les écoles et les bibliothèques. Déjà, au Sénat, il avait permis la création d'un centre de recherche sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC).

En 1997, il est chargé par le président Bill Clinton de suivre l'avancement des projets Y2K (passage informatique à l'an 2000) aux États-Unis.

Intéressé par l'environnement et sa protection, il prend diverses mesures contre le réchauffement climatique, la réduction de la couche d'ozone et la déforestation, et, lors de la signature du Traité de Kyoto, il se prononce pour la signature du traité par les États-Unis.

Après avoir soutenu George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001, Al Gore prend très vite ses distances avec l'administration républicaine. Ainsi, en novembre 2002, il déclare son opposition à la guerre en Irak, alors que tous les leaders démocrates soutiennent ce projet ou gardent le silence. De même, il s'oppose à la politique économique du Président Bush, et dénonce les privations de libertés contenues dans le Patriot Act.

En décembre 2002, il annonce qu'il ne sera pas candidat contre George W. Bush le 2 novembre 2004, malgré les sondages le plaçant en bonne position pour les primaires démocrates. Mais il mène toutefois campagne pour Howard Dean lors des primaires, puis pour John Kerry, le candidat démocrate.

Al Gore est aujourd'hui le président et un des co-fondateurs de la chaîne télévisée américaine Current, lancée le 1er août 2005 et destinée à un public jeune et internaute. Il appartient au comité de direction d'Apple, et sert comme conseiller officieux au moteur de recherche sur Internet Google.

Il a déclaré en juillet 2005 ne pas être tenté par une nouvelle candidature à un poste électif, et dans une interview donnée au magazine Time en août de la même année, Al Gore a annoncé que la probabilité qu'il se présente à l’élection présidentielle américaine de 2008 était "très proche de zéro". En septembre 2006, il déclare "Je n'ai pas l'intention d'être candidat à la présidentielle mais je ne l'exclus pas".

Toujours préoccupé par les questions écologiques, il est l'acteur et l'orateur du documentaire réalisé par David Guggenheim, An Inconvenient Truth (Une vérité qui dérange). Présenté au Festival du film de Sundance et au Festival de Cannes de 2006, ce film montre les effets dramatiques du réchauffement climatique sur la planète Terre. Il rencontre un grand succès public aux États-Unis pendant l'été 2006.

Ce film est sorti dans les salles françaises le 11 octobre 2006, jour qu'a choisi Al Gore pour venir le présenter à Paris. Le 25 février 2007, le film est récompensé par deux Oscars : Oscar du meilleur film documentaire et Oscar de la meilleure chanson originale. Il est cependant contesté par plusieurs scientifiques qui ne sont pas d'accord avec ses conclusions, et des faits énoncés ont même été reconnus comme faux par un tribunal anglais[1]

Son activité en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique lui vaut le Prix Nobel de la paix en 2007. Il va verser "100%" du montant de son prix à l'ACP (Alliance for Climate Protection).

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Source : WIKIPEDIA

Par Jean Marc - Publié dans : Le Saviez - Vous
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