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Jeudi 22 novembre 2007

Communiqué de presse commun OIE/Banque Mondiale

La Banque mondiale et l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) ont organisé conjointement, en collaboration avec la FAO, une Conférence intitulée «Initiative mondiale pour la santé animale: la voie à suivre», au siège de la Banque mondiale à Washington les 9, 10 et 11 octobre 2007.

«Sans parler de l’influenza aviaire, les maladies animales émergentes – dont les trois-quarts sont des zoonoses – feront de plus en plus partie du paysage mondial. Face à ces risques sanitaires majeurs, la communauté internationale devra jouer à long terme un rôle plus actif dans un système mondial de prévention et de contrôle des maladies animales. Un premier pas a été fait vers cet objectif ambitieux: la Banque mondiale soutient l’OIE par une subvention (Development Grant Facility).» Dr. François Le Gall, Banque mondiale.

Cette subvention de la Banque mondiale entend précisément contribuer à (i) la prise de conscience, au niveau national et international, de l’importance de ces maladies animales d’ampleur mondiale et du statut de Bien Public International que revêtent leur prévention et leur contrôle, (ii) au renforcement permanent de la collaboration entre les principaux acteurs de la santé publique et de la santé animale en associant également le secteur privé, (iii) au renforcement des capacités nationales avec l’amélioration de la qualité des Services Vétérinaires des pays, et à (iv) la mobilisation de fonds visant ces objectifs.

Cette Conférence a permis à des spécialistes de la santé publique et animale de renommée mondiale ainsi qu’à des économistes et à des experts en matière de développement de recommander de nouvelles orientations afin de répondre à ces menaces émergentes liées aux mouvements croissants des agents pathogènes d’origine animale, conséquence de la mondialisation des marchés et des changements climatiques actuels, lourds d’implications socio-économiques et de santé publique à l’échelle mondiale.

«Le premier objectif de la Conférence était de faire le point sur cette importante collaboration, en particulier pour les questions économiques et de gouvernance.»Dr. François Le Gall.

Les 123 participants, issus d’organisations internationales et régionales, représentants des autorités de pays développés et en développement des cinq continents, mais aussi du secteur privé, ont souligné qu’il était important et urgent d’améliorer au niveau mondial la gouvernance et les infrastructures en termes de mécanismes vétérinaires de prévention et de contrôle des zoonoses et des maladies animales, tout comme les partenariats public-privé lors de la mise en œuvre des programmes spécifiques visant la santé animale.

«Des animaux sains sont essentiels pour l’avenir de l’espèce humaine», a affirmé le Dr. David Nabarro, Coordonnateur principal du système des Nations Unies pour les grippes aviaire et humaine , présent à la Conférence.

 

Les participants ont rappelé le caractère de Bien Public International que revêt une meilleure gouvernance en matière de prévention et de contrôle des maladies animales d’ampleur mondiale et ont souligné que le coût de la prévention de ces maladies grâce à des réseaux de surveillance appropriés d’éleveurs et de vétérinaires, restait extrêmement faible comparé à celui des crises.

«Certaines de ces maladies n’affectent que le bétail , ce qui peut se révéler suffisamment grave – le récent foyer de fièvre aphteuse au Royaume-Uni en est l’exemple. D’autres, les zoonoses, se transmettent à l’homme et ont amené la communauté internationale à reconnaître que le contrôle de ces maladies constitue un Bien Public International» Kathy Sierra, Vice-présidente pour le développement durable, Banque mondiale.

«Le coût de la prévention des principales maladies animales est largement inférieur à celui lié à la gestion des foyers, et le rapport coût-bénéfice des investissements en matière de prévention et de contrôle est très positif. L’analyse de la littérature, tout comme les résultats des extrapolations de cette étude, dans le cas précis de l’influenza aviaire hautement pathogène, montrent clairement que ces maladies animales majeures , y compris celles sans caractère hautement contagieux, peuvent être lourdes de conséquences, notamment sur les marchés actuels mondialisés ; en particulier, leur impact peut avoir des implications en termes de santé publique, de la sécurité sanitaire des aliments, de la réduction de la pauvreté, de développement économique durable ainsi que de l’équité et la stabilité sociales.» (Extrait de l’une des trois études menées par l’OIE et validées par la Conférence).

Les participants ont également recommandé d’évaluer, grâce à l’outil PVS de l’OIE (évaluation de la performance des Services Vétérinaires), le respect par tous les pays des normes internationales de l’Organisation relatives à la qualité des services vétérinaires et d’accroître, si nécessaire, les programmes de renforcement des capacités, car «il suffit qu’un seul pays ne respecte pas ces normes de qualité et il met en péril l’ensemble de la planète.» Dr. Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE.

«En dépit des progrès atteints, l’état actuel des Services Vétérinaires et le niveau de préparation dans les pays en développement et en transition continuent de faire peser une menace bien réelle sur la prévention et le contrôle mondial de ces maladies les plus importantes». (Extrait des études de l’OIE).

Les travaux de la Conférence ont également confirmé la nécessité de financer l’analyse de ces disparités et de promouvoir avec force les investissements en faveur de la conformité des Services Vétérinaires aux normes internationales.

«Le secteur privé s’attache à promouvoir la bonne gouvernance des Services Vétérinaires en tant que condition préalable à de nouveaux investissements.» Dr. Will Hueston, Coordonnateur de l’initiative «Des aliments sains partout et pour tous» (acronyme anglais SSAFE), partenariat à l’échelle globale entre les enseignes mondiales de distribution alimentaire, des ONG internationales, des organisations intergouvernementales et des universités.

Enfin, la Conférence a souligné l’i mportance de financements adéquats de situations d’urgences impliquant des épizooties et des zoonoses dans les pays en développement et en transition . Ces financements pourraient subvenir aux besoins en termes de prévention et de gestion de crises sanitaires potentielles liées à des maladies animales, y compris celles transmissibles à l’homme.

«Il est nécessaire de disposer d’un instrument mondial de gestion du risque pour financer des actions d’urgence dans les pays en développement et de proposer des mesures incitatives pour la prévention à tous les niveaux.»(Extrait des études de l’OIE).

Les options concernant ces financements seront étudiées plus avant sous l’autorité de la Banque mondiale, de l’OIE, de la FAO et des représentants des pays en développement.

«La possibilité de disposer d’un financement d’urgence est nécessaire pour prévenir les crises telles que celles survenues récemment, comme la crise de «la vache folle» (ESB), de la fièvre aphteuse et de l’influenza aviaire (IA), en s’attaquant sans délai à la source des problèmes, dès leur apparition.» Dr. Bernard Vallat.

«Il nous faut regarder au-delà de l’influenza aviaire et nous assurer que nous sommes préparés à affronter les prochaines zoonoses qui viendront inévitablement. Nous devons être en mesure, en tant que système mondial, de lutter contre ces menaces pour la santé humaine et animale, l’environnement et l’économie mondiale, plus particulièrement dans les pays les plus démunis», a déclaré Kathy Sierra, Vice-présidente pour le développement durable, Banque mondiale.

Source : OIE

par Jean Marc publié dans : Maladies Animales
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Mercredi 14 novembre 2007
Dr MAMADOU SOULEYMANE DIALLO : Hommages et témoignages
 

Né le 21 mai 1933 à Kaolack, Dr Mamadou Souleymane Diallo a été rapperà Dieu le 23 juin 2007, à l’âge de 74 ans. Il était marié et père de six enfants.

Mamadou Souleymane Diallo est diplômé de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort en France et de l’Institut d’élevage et de médecine vétérinaire des pays Tropicaux (1960). En 1960, il retourne au Sénégal pour y occuper d’importantes fonctions :

• Directeur du Crz de Dahra de 1960 à 1967 ;

• Directeur de l’Elevage et des Industries animales de 1968 à 1978 ;

•Directeur général de la Seras de novembre 1979 à décembre 1989.

Dr Marnadou Souleymane Diallo avait fait de Dahra le phare de la recherche zootechnique qu’on venait visiter de partout, d’Afrique et même d’Europe. La décennie qu’il a passée à la Direction de l’Elevage a été une expérience de toute richesse. Mais, c’est dans les fonctions de Directeur général de la Seras qu’il a donné la mesure de sa réelle valeur. Il a déployé tout le tact et toute l’activité nécessaire pour développer cette société.

Il a su l’organiser et lui assurer une gouvemance transparente et efficace. La Seras était souvent citée comme exemple de société en bonne santé financière.

Mamadou s’était opposé avec une énergie sublime à la privatisation de la Seras. Il avait prédit la situation que vit actuellement cette société.

Le talent de gestionnaire de Mamadou Souleymane Diallo et le sens élevé qu’il avait de l’Etat étaient connus de tous. C’est la raison pour laquelle, le président de la République, qui le suivait depuis Dahra, l’avait nommé secrétaire d’Etat aux Ressources animales en 1986. Choix ne pouvait être plus pertinent. Mais oh quel malheur pour le secteur de l’Elevage car Mainadou était tombé malade et n’a jamais occupé ce poste ministériel.

Mamadou Souleymane Diallo était un homme humble et d’une probité intellectuelle sans commune mesure. Il incarnait pour nous la dignité, la confraternité, la sérénité et l’honnêteté. Il inspirait le respect.

On n’a jamais vu Mamadou Souleymane Diallo en colère. On ne l’a jamais entendu dire du mal de quelqu’un. Mamadou Souleymane Diallo était un homme bien, un homme de bien.

Membre actif de l’Ordre des docteurs vétérinaires du Sénégal, Dr Souleymane Diallo a été Président de l’Association nationale des vétérinaires du Sénégal (Anvs) de 1985 à 1992.

Merci à Mbossé Ndiaye, ton épouse, notre épouse. Mbossé, tu as été admirable de dévouement durant la longue maladie de notre « ancien ». Et, c’est parce que tu es pétrie de valeurs rares de nos jours : humilité, fidélité, discrétion, une très grande transcendance par rapport aux biens matériels. Tes enfants sont fiers d’avoir un père et une mère avec tant de qualités et ils sont dignes.

L’ « ancien », tu n’es pas mort. Tu es là à nos cotés. Nous sentons ta présence à chacune de nos rencontres. Et, nous nous sommes souvent surpris à te poser nos problèmes, parce que tu es pour nous une source d’inspiration.

L’ « ancien », nous continuons de prier pour toi afin qu’Allah le Tout Puissant, le Misericordieux t’agrée dans son Paradis.

L’ORDRE DES DOCTEURS VÉTÉRINAIRES DU SÉNÉGAL (ODVS)

par Jean Marc publié dans : Vétérinaires Célebres
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Mercredi 7 novembre 2007

Une femme de 30 ans, infectée par le virus de la grippe aviaire, est décédée le week-end dernier en Indonésie, ce qui porte à 90 le nombre officiel de décès dans le pays dus à la maladie, a annoncé lundi le ministère indonésien de la Santé.


Source :
INDONESIE: Nouveau décès H5N1 concernant une femme de 30 ans.

par Jean Marc publié dans : Actualité Grippe Aviaire
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